CSG 2026 : votre location est-elle concernée par la hausse ?
Une hausse de la CSG a fait la une de l'actualité fiscale fin 2025. Mais cette hausse ne s'applique pas à tous les revenus locatifs de la même façon — et selon que vous louez nu ou meublé, la réponse est très différente.
Ce qui a changé au 1er janvier 2026
La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026 a relevé le taux de la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %, soit une hausse de 1,4 point. Cette hausse porte le taux global des prélèvements sociaux (CSG + CRDS + prélèvement de solidarité) de 17,2 % à 18,6 % pour les catégories de revenus concernées.
Mais — et c'est le point clé pour vous — le législateur n'a pas appliqué cette hausse à toutes les catégories de revenus.
Vous louez nu ? Rien ne change
Si vous louez un logement non meublé, vos revenus relèvent de la catégorie des revenus fonciers. Cette catégorie a été explicitement exclue de la hausse, tout comme les plus-values immobilières, l'assurance-vie et l'épargne logement (PEL/CEL).
Concrètement : vos revenus fonciers issus d'une location vide restent taxés à 17,2 % de prélèvements sociaux en 2026, exactement comme en 2025. Cette exclusion s'applique aussi bien à une résidence principale louée qu'à un logement de fonction, un parking, une cave, ou un bail professionnel.
Vous louez meublé ? La hausse s'applique
Si vous louez en meublé — y compris en LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) — vos revenus relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), une catégorie fiscale différente des revenus fonciers. Cette catégorie n'a pas été exemptée de la hausse.
Conséquence : les loyers issus d'un bail meublé, d'un bail mobilité ou d'un meublé de tourisme sont désormais soumis à 18,6 % de prélèvements sociaux, contre 17,2 % auparavant — sauf si vous relevez du statut de loueur en meublé professionnel (LMP), dans ce cas vous cotisez à l'Urssaf selon d'autres règles.
Récapitulatif
| Type de location | Prélèvements sociaux 2025 | Prélèvements sociaux 2026 |
|---|---|---|
| Location vide (résidence principale ou non) | 17,2 % | 17,2 % (inchangé) |
| Parking, cave, bail professionnel | 17,2 % | 17,2 % (inchangé) |
| Bail meublé classique | 17,2 % | 18,6 % |
| Bail mobilité | 17,2 % | 18,6 % |
| Meublé de tourisme (micro-BIC) | 17,2 % | 18,6 % |
Pourquoi cette différence de traitement ?
Selon les explications données par le gouvernement au moment du vote, l'objectif était de ne pas pénaliser l'investissement locatif de long terme — d'où l'exclusion des revenus fonciers, qui concernent la location nue classique. Les revenus issus de la location meublée, taxés comme des BIC, n'ont pas bénéficié de la même exception.
Ce que ça veut dire pour votre stratégie
Si vous possédez à la fois des biens loués nus et des biens loués meublés, cette réforme crée un écart de fiscalité supplémentaire entre les deux régimes, qui vient s'ajouter aux autres évolutions récentes touchant le LMNP (notamment la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value à la revente, en vigueur depuis février 2025). Ce n'est pas nécessairement une raison de changer de stratégie, mais un paramètre de plus à intégrer si vous comparez la rentabilité nette de vos différents biens.

